Pourtant, ça faisait plaisir de retourner en terre toulousaine, de reprendre ses rues, qui par le passé avaient tant été arpentées, puis oublié l'espace de cinq mois. Les débuts avaient étés spectaculaires, fantastiques, orgasmiques... mais fallait en demander trop, il y avait forcement un moment ou cette minuscule ville, cette ville comme une pièce dont les mur se resserre au milieu de ses habitants. Cette ville qui se fout de tous, il fallait bien qu'elle me fasse regretter même d'avoir décidé d'y passer un séjour.
Je le savais déjà, je ne pourrais plus jamais vivre à Toulouse. En même temps, il fallait s'y attendre, j'avais tellement désiré en partir, je ne pensais qu'à ça, m'échapper de cette idiote, j'y été déjà resté une année de trop. Alors quand je pense à l'idée de devoir y revivre un jour, des frissons me viennent dans le dos, et la peur me retourne le cerveau de façon à ce que je n'ai qu'une idée en tête, réussir ma vie par tous les moyens pour ne pas devoir y retourner vivre.
Pourtant elle n'est pas si moche, pourtant elle n'est pas particulièrement plus petite que toutes les autres villes de province, mais non, je la trouve malsaine.C'est tout à fait ça, elle est une pièce dont les murs se resserre, les murs se rapprochent, et les gens se touchent, s'entassent, se croisent, s'embrassent. Les gens se confondent, se prennent pour ce qu'ils ne sont pas, se prennent pour celui d'à côté, les gens partagent trop, trop de choses qui ne devraient pas être partager. Je ne suis pas une fille qui partage tout. oh non pas tout. Les gens pensent y avoir le droit de tout savoir sur tout le monde. Mais ils ne comprennent rien.Ils ne comprennent pas que parfois, chacun se doit de rester à sa place, ils ne comprennent pas qu'ils n'ont pas le droit de venir frotter leur cul sur la vie des autres, et c'est au moment ou Toulouse commence à faire cet effet là, que l'on se dit qu'il faut rentrer à paris. Qu'il faut retrouver son propre lit, avec la fenêtre en face, la fenêtre qui me donnait le sourire au debut de l'année..
Et pourtant les premiers soirs. Le deuxième soir c'était, le bonheur comme jamais.