Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /Mai /2008 18:46

 

 


 
A vingt quatre heure une...
Je lui en avait parlé à lui, et je crois qu'il avait à peut près compris le principe, de cette minute suplémentaire. Celle que les autre n'ont pas. Ce moment peu rêvé, ou "je fais toutes ces choses coquines que l'on ne voit que quand on a Canal.", ou on oublis beaucoup de choses, et surtout les autres. Vous en fait. Oui, cette minute suplémentaire permet de vous oublier, vous. Et ça fait du bien, je vous l'assure, je le jure sur sa vie à lui.Et qu'est-ce que j'y tiens à sa vie à lui.
Ce n'est pas que je le trouve particulièrement sympathique, contrairement à ce que j'ai pu dire, mais c'est plutôt qu'elle est un bout de moi. Je ne sais pas, en quelque sorte la preuve réelle de quelque chose de fort. Enfin, de fort, tout est relatif, peut-être n'était ce pas si fort qu'il n'y parraissait. Mais du moins, nous ferons tout comme. Sa vie est comme la preuve de quelque chose de fort, de vivant, oui, ce de ça dont j'ai besoin, de la preuve de quelque chose de vivant. Parce que tout semble mort. Tout n'est plus que passivité, tout n'est plus qu'un attroupement de bêtes inertes.
Avec lui au moins, il avait été question du prix de vente de la poésie... Il est vrai que je n'avais pas été très douce à son égard, "Au prix de tes paradis artificiels? De ta défonce spirituelle? du déréglement de tous les sens ou peut-être à celui des jours qui s'écoulent... Tu ne les vois pas passer n'est-ce pas. Tu ne parviens pas à te souvenir du jour, ni même de l'heure, je me trompe? Ne t'inquiète pas, tu n'es pas fou, tu es juste banal à en mourir. Toi, oui toi tu ne vaux -seulement- rien, tu es juste en pleine décadence vers la banalité de l'être. Tu n'es qu'un raté dans la foule, dans la masse, dans la populasse. Tu ne sais même plus quand le jour se lève, tu ne sais même plus à quelle heure me voir. Tu ne parviens pas à te souvenir du fait, que je suis disponible uniquement la nuit pour tes rêves éveillés. Rien n'a plus de valeur pour toi, rien mis à part le prix de ta dose quotidienne. Tu nages en plein courant, mais ça, c'est facile petit! Les vrais savent nager à contre courant, les vrais savent jouer du piano sans piano, du violon sans violon, avec juste, une fiole de vodka et un recueil de Rimbaud. Les vrais ne sont pas comme toi. Les vrais regardent le jour se lever pour ne pas m'importuner, les vrais dansent au milieu de la nuit, sur le froid parquet de mon appartement, devant les hautes fenêtres surplombant cette rue trop fréquentée, les vrais le fond sur les tristes mélodies d'Elliot Smith, ils ne m'y laissent pas seule regardant la pluie tomber." Non, c'est vrai, je n'ai pas toujours été douce avec lui. Mais l'intention y était.

Cassandra..

Par Déka.
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  • : L'idéal serait de pratiquer l'égoïsme à deux.
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  • : Epistolaire deka Vie perso / Journal intime
  • : A la base ce devait être épistolaire. Il y a une fille, mais peut-être plusieurs qui sait. L'une d'elles ou juste elle prend des cafés seule. On relève aussi le fait que cette même fille se plait à changer constamment de prénom. Enfin, elle semble vivre entre le Jardin des plantes, la Rue Triste,et le Monument aux morts. Vendredi 13.
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